Zoom sur le VIX : L'indice de la peur
En pleine panique boursière due notamment à la crainte de la propagation au secteur financier de la crise des prêts hypothécaires « subprime » , étudions l'indicateur VIX.
Le "VIX" est l'indice de volatilité des marchés américains, calculé quotidiennement par le CBOE (Chicago Board Options Exchanges). Le VIX reflète la Nervosité des Marchés Financiers. Globalement, quand il est bas, les marchés sont peu nerveux et la confiance est en place. A l'inverse, quand il est haut les marchés sont plus nerveux et pessimistes. En Septembre 2003, le mode de calcul du VIX a été changé par le CBOE et ce, pour avoir un indicateur plus représentatif. Ainsi, le VIX est maintenant basé sur les prix des options (Warrants Calls & Puts) sur l'index de S&P 500 (SPX), alors qu'auparavant le calcul était fait sur les options sur indice de S&P100 (OEX). Une étude parue en décembre 2006 dans la Revue de la stabilité financière, publiée par la Banque de France, indique que le VIX n'est pas le meilleur indicateur lorsqu'il s'agit de prévoir une crise boursière. Néanmoins, elle mentionne que « les indicateurs empiriques d'aversion pour le risque sont censés donner une indication synthétique sur le sentiment des marchés à l'égard du risque. Leur hausse contribue à augmenter les probabilités de crise. » Graphe au 10 août 2007 :
On peut remarquer sur le graphe que la correction des marchés de fin février 2007 a porté le niveau du VIX, donc celui de la peur des investisseurs, à une valeur moindre que la correction de mai 2006. Lors de la correction de février 2007, qui a duré un mois, la reprise de la confiance (retour vers un VIX inférieur à 14) fut plus rapide que lors de la correction de mai 2006, pour laquelle on venait d'un niveau d'inquiétude plus élevé. Le niveau de la peur au 10 août 2007 laisse donc présager que la correction des marchés va durer plus longtemps que celle observée en mai 2006, qui avait duré 3 mois.
Comme tous les indicateurs, le VIX ne doit pas être utilisé isolément, mais doit s'inscrire dans une analyse plus large des marchés.