La BCE a injecté 2 fois plus de liquidités que lors du 11 septembre 2001
Tout en se voulant rassurante quant au retour des marchés à des conditions normales, la BCE a de nouveau injecté aujourd'hui 7,7 milliards d'euros sur le marché monétaire, après avoir déjà versé 200 milliards d'euros depuis la semaine dernière. Le président de la BCE appelle les investisseurs à "garder leur calme". Les marchés doivent "garder leur calme", car la situation "se normalise" sur les marchés monétaires, malgré une "réappréciation des risques". Le président de la BCE Jean-Claude Trichet a-t-il trouvé la bonne formule pour rassurer les marchés en ce début d'après-midi ? Après avoir injecté plus de 200 milliards d'euros depuis la semaine dernière pour remédier à la pénurie de liquidité liée à la crise du crédit, la Banque centrale européenne (BCE) ne s'est pas s'arrêtée là. Bien qu'elle estime que les conditions sur le marché sont désormais "proches de la normale", l'institution a annoncé ce matin avoir de nouveau injecté 7,7 milliards d'euros supplémentaires. La BCE a injecté depuis la semaine dernière plus de 200 milliards d'euros dans le circuit monétaire de la zone euro pour remédier à une pénurie subite de liquidités et permettre aux banques de faire face à leurs obligations. Il s'agit d'un record historique: au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, elle avait injecté environ 110 milliards d'euros. La crise du crédit immobilier à risques aux Etats-Unis ou "subprime" s'est propagée au marché interbancaire en zone euro. Les banques ne se font plus confiance et refusent de se prêter mutuellement de l'argent, réduisant le volume de liquidités en circulation sur le marché. Le message délivré aujourd'hui par la BCE est ambivalent parce qu'il se veut à la fois rassurant sur l'état des marchés, tout en indiquant par son geste que tout n'est pas vraiment rentré dans l'ordre. Mais cet afflux de liquidité est également assez contradictoire avec la ligne directrice de politique monétaire de la BCE, qui continue inexorablement à durcir les conditions de crédit dans la zone euro. source : La Tribune