10 juin - Clôture Wall Street
22h30 - Tendance très mitigée vendredi à Wall Street, après les statistiques des déficits - commercial et du budget - et des prix à l'import, et suite également aux publications de résultats de National Semi et aux perspectives d'Intel. Les opérateurs se voulaient assez prudents à Wall Street en cette fin de semaine, mettant enfin en relation les performances financières des principaux dossiers semi-conducteurs avec leurs rebonds boursiers récents... En outre, la seconde lecture de l'intervention du Président de la Fed Alan Greenspan devant le Congrès hier ressortait un peu plus négative. Après avoir privilégié l'aspect 'croissance' du discours d'Alan Greenspan, le marché semblait considérer avec déception la perspective d'une remontée continue des taux. Le Nasdaq abandonnait finalement 0,7% environ, de retour à 2.063 pts, alors que le Dow Jones avançait légèrement de 0,1%, à 10.513 pts quant à lui, soutenu essentiellement par le rally de General Motors, qui 'sauvait' la séance US. Les prix du pétrole pointaient légèrement en baisse ce vendredi soir, avec une référence new-yorkaise qui revenait finalement sous les 54$ le baril, clôturant en retrait de 0,7$ à 53,54$ sur le Nymex, au terme d'une séance très volatile...

Parmi les facteurs soutenant les prix, l'approche de la période estivale des déplacements routiers, qui accentue la demande d'essence, et la confirmation cette semaine par Alan Greenspan, Président de la Fed, de la fermeté de la croissance américaine. Les spécialistes du Nymex se tournent aussi maintenant vers la prochaine réunion de l'OPEP.
Selon le Département au Trésor américain, le déficit budgétaire de mai ressortait à 35,3 Mds$, en vif déclin, inférieur de moitié à celui de l'an dernier, avec l'aide de la progression des recettes fiscales. Le déficit américain à huit mois (année fiscale en cours) totalise tout de même plus de 272 Mds$... Enfin, la balance commerciale US était annoncée ce vendredi en déficit de quelques 57 Mds$ au titre du mois d'avril. Un creusement du déficit en comparaison des 53,6 Mds$ de mars, mais un niveau tout de même moins lourd qu'anticipé. Sur la période d'avril, les imports de pétrole auront lourdement pesé.