MENACE INFLATIONNISTE

Publié le par Christophe

La plupart des grands indices boursiers ont reculé cette semaine. A Wall Street, le Dow Jones a perdu 2,61 %, à 10 292,31 points, le Nasdaq a cédé 1,25 %, à 2 090,35 points. En Europe, l'Euro-stoxx 50, calculé à partir des 50 premières capitalisations de la zone euro, a terminé la semaine en baisse de 1,59 %, à 3 374,10 points. A Paris, l'indice CAC 40 a cédé 1,55 %, à 4 528,79 points. Même Tokyo a cédé du terrain, après plusieurs semaines de hausses ininterrompues : le Nikkei a reculé de 2,55 %, à 13 227,74 points.

Pourquoi de telles contre-performances ? La plupart des spécialistes avancent la crainte d'un retour de l'inflation. Jusqu'à présent, la flambée des prix du pétrole semblait avoir été contenue par la forte pression déflationniste qu'imposent les fabricants asiatiques aux produits manufacturés dans le monde.

Mais, cette semaine, les alarmes se sont multipliées. Le marché a en particulier très mal accueilli la publication, mercredi, de l'indicateur d'activité du secteur des services aux Etats-Unis. Ce dernier a fortement chuté, à 53,3 % en septembre contre 65 % en août, alors que les analystes tablaient sur 60 %. La composante de l'indice mesurant les prix des services a bondi à 81,4 %, contre 67,1 % le mois précédent, laissant craindre un regain de l'inflation.

Si cette tendance se confirmait, les principales banques centrales pourraient relever leurs taux d'intérêt directeurs. Des décisions qui instaureraient un environnement moins favorable aux marchés d'actions, alors qu'aujourd'hui l'essentiel de leur hausse est lié à l'abondance de liquidités permise par des niveaux de taux historiquement bas.

LA MENACE INFLATIONNISTE INQUIETE LES BANQUES CENTRALES

L'inflation a figuré au premier rang des préoccupations du monde financier au cours de cette semaine.

Les dernières données sur l'inflation en Europe avaient montré que les prix commençaient à grimper (+ 2,5 % sur un an en septembre). Et la progression de l'indice des prix à la consommation aux Etats-Unis pour le même mois, qui sera publié vendredi 14 octobre, pourrait, selon les économistes de BNP Paribas, atteindre les 4 %, son plus fort taux de progression depuis 1991.

Les risques pour l'économie mondiale sont concentrés sur la hausse des prix à la consommation, car elle pourrait inciter les ménages à freiner leurs dépenses. Ils sont clairement identifiés par les banques centrales, qui ont la charge de veiller à la stabilité des prix, comme l'ont montré les nombreuses déclarations faites sur ce thème.

C'est ce facteur qui a aussi influencé les marchés obligataires au cours de la semaine. Les taux des emprunts d'Etat à long terme se sont tendus pour prendre en compte une composante d'inflation plus élevée. Le taux à dix ans de l'emprunt du Trésor américain est passé de 4,32 % à 4,42 %, une hausse accélérée vendredi après le rapport sur l'emploi aux Etats-Unis en septembre, meilleur que prévu (35 000 emplois perdus, contre 150 000 attendus). Le taux des obligations d'Etat à dix ans en France est passé de 3,19 % à 3,23 %. Le dollar a, quant à lui, interrompu sa hausse face à l'euro, qui a regagné 0,69 %, à 1,2109 dollar.

De part et d'autre de l'Atlantique, les banques centrales ont exprimé leur inquiétude vis-à-vis de l'inflation. Aux Etats-Unis, quatre responsables régionaux de la Réserve fédérale américaine sont intervenus, confirmant que la Fed va continuer à relever ses taux d'intérêt.

source : Le Monde.

 

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Publié dans Actu des marchés

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