Avec vingt traders, on peut faire sauter la planète

Publié le

Producteur de la série Scalp (Canal +) et ancien courtier, Bruno Petit voit dans l’affaire Jérôme Kerviel les conséquences de la solitude de traders devenus irresponsables.



interview du 4 février 2008 réalisée par Marianne 2
Publicité

Publié dans Actu des marchés

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
D
Je peux me tromper mais...intuitivement,Il me donne l'impression d'un gars qui était dépassé en 1990 et qui l'est encore plus depuis qu'il a été incapable de faire le virage vers le temps réel. Il faut toujours se méfier des dires d'un trader qui a échoué. Comme il l'a dit lui même il était un peu le mineur de la corbeille. Je ne vois qu'un pousseur de vagonets qui a bifurqué faute de compétences. Il ne suffit pas d'avoir cotoyé le monde de la finance pour en avoir compris les rouages. Je ne sais pas si mes propos sont politiquement corrects mais on entends dire un peu tout et n'importe quoi par d'anciens trader ou par des journalistes financiers. A prendre avec des pincettes car si tout ces gens s'y connaissaient vraiment ils ne seraient pas anciens traders et encore moins journalistes financiers. Mais simplement traders à leur compte. Le couplet des 20 traders qui font péter la planète est à hurler de rire. Ca fait très inquiétant...comme si ces gars étaient des bombes nucléaires humaines...ça fait peur ...bouh 
Répondre
<br /> Bonjour Jean-Paul,<br /> <br /> Je trouve que tu y vas un peu fort ! Etre un "ancien trader" ne signifie pas forcément qu'on a échoué. De plus, la notion de réussite ou d'échec est à relativiser dans la vie. J'ai personnellement<br /> bien aimé la série SCALP diffusée sur Canal+. Son niveau d'audience n'a pas été celui escompté, mais il faut dire que la bourse n'est pas un sujet très grand public. Quant à Bruno Petit, on peut<br /> trouver sur le net que bien avant de coproduire la série sur Canal +, il s'était d'abord rêvé comédien. Après des études d'architecture, il prend des cours de théâtre. C'est là qu'il fait la<br /> connaissance de Xavier Durringer, le futur réalisateur de... « Scalp ». Il devient à l'époque commis de Bourse au Palais Brongniart puis monte vite les échelons : négociateur, responsable de marché<br /> pour finir à la tête des Bourses européennes chez Merril Lynch. En 1999, la « corbeille » disparaît avec l'électronisation des transactions. On lui proposera un poste ailleurs mais après avoir<br /> connu l'effervescence du parquet, il se voyait mal assis derrière un bureau. Il retourne alors à ses premiers amours et monte Zara Production, qui compte à son actif quatre téléfilms et deux longs<br /> métrages.<br /> <br /> <br />