Un scandale financier paralyse la Bourse japonaise
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Première historique, la séance a été écourtée à la bourse de Tokyo en raison du scandale du portail internet Livedoor.
La Bourse de Tokyo a ordonné mercredi 18 janvier la suspension prématurée de toutes les transactions à partir de 14H40 locales, pour la première fois de son histoire, en raison du volume excessif d'ordres provoqué par le scandale financier du populaire portail internet Livedoor.
La Bourse a pris cette mesure à vingt minutes de l'heure de clôture pour prévenir une panne par saturation de son système informatique, alors que la barre des quatre millions de transactions avait été atteinte.
Vent de panique
A l'heure de la suspension, l'indice Nikkei 225, moyenne non pondérée des 225 valeurs vedettes, plongeait de 2,94% à 15.341,18 points.
Le scandale Livedoor, un groupe jusqu'à présent considéré comme un modèle de dynamisme et de réussite de la "nouvelle économie" au Japon, avait déjà fait dégringoler le Nikkei de 2,84% la veille.
La justice suspecte une vaste et complexe opération de manipulation de cours qui aurait enrichi Livedoor et lui aurait permis d'étendre son empire en finançant, ultérieurement, l'acquisition de plusieurs sociétés.
Selon les opérateurs à la Bourse de Tokyo, cette affaire a déclenché un vent de panique parmi les investisseurs, qui craignent que le scandale n'éclabousse tout le secteur internet.
Résultats falsifiés
En outre, le groupe a aussi falsifié ses résultats en 2004 pour maquiller une perte et faciliter l'achat par le groupe d'une équipe de baseball professionnelle.
L'affaire fait la une de tous les grands quotidiens et de tous les journaux radiotélévisés japonais depuis lundi.