Samedi 21 juin 2008



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Dimanche 8 juin 2008
En dix ans d'existence, la Banque centrale européenne a gagné ses galons auprès des marchés financiers en imposant l'euro comme alternative au dollar, mais sans parvenir à le faire aimer.

La BCE est né le 1er juin 1998, avec mission d'accompagner le lancement de l'euro sur les marchés six mois plus tard, un pas de géant dans la construction européenne.

Le mérite d'un passage globalement sans douleur à une monnaie unique européenne, aujourd'hui partagée par 15 pays et bientôt 16 avec l'entrée prévue de la Slovaquie début 2009, revient en partie à la "gardienne de l'euro", qui siège à Francfort, capitale allemande de la finance.

Après un début parfois cafouilleux sous la houlette de son premier président Wim Duisenberg, la jeune institution a appris à communiquer avec les marchés. "L'amélioration est plus liée à un processus de connaissance mutuel entre la BCE et les marchés qu'à la transition" entre le Néerlandais et le français Jean-Claude Trichet, indique à l'AFP le chef économiste en Europe de la Bank of America Holger Schmieding.

 L'euro s'est de son côté imposé comme deuxième monnaie de réserve derrière le dollar américain. Signe de confiance, entreprises et Etats émettent davantage d'emprunts obligataires en monnaie européenne et on trouve désormais plus d'euros en circulation que de billets verts dans le monde.

Mais faible face au dollar, comme en 2000, ou fort comme aujourd'hui, il reste mal aimé. Difficile de se reconnaître dans une monnaie sans nationalité, et l'union politique de l'Europe n'est pas pour demain.

Un récent sondage montre qu'un Allemand sur trois aspire à un retour du Deutschemark. Et plus de la moitié des Allemands continuent d'associer la devise européenne à un renchérissement du coût de la vie, une impression largement partagée sur le Vieux Continent.

La tentation est grande de s'en prendre à la BCE, qui porte de facto seule la responsabilité de l'euro depuis sa naissance. La France et l'Italie sont revenues régulièrement à la charge ces dix dernières années pour critiquer la politique de l'institution et tenter d'écorner son indépendance, inscrite dans le Traité de Maastricht.

Ils lui reprochent de se préoccuper uniquement de la lutte contre l'inflation, sa mission première selon le traité, sans se soucier des conséquences pour la croissance et les emplois.

"C'est quelque chose de problématique, ces commentaires politiques constants. Cela complique la tâche de la BCE", juge le Suédois Stefan Gerlach, professeur à l'institut pour la stabilité financière et monétaire, dépendant de l'université de Francfort, dans un entretien à l'AFP.

En admettant qu'elle envisage une baisse de taux directeurs lors de sa prochaine réunion, et que la veille un responsable politique lui demande un geste en ce sens, elle ne pourra le faire sans donner l'impression de céder aux exigences politiques, ce qui serait fatal pour sa crédibilité, explique-t-il.

Essayer de communiquer directement avec le public pour contrer les pressions politiques n'apporterait pas grand-chose, selon lui. "Une bonne banque centrale doit rester silencieuse en arrière plan, et travailler correctement". Il est essentiel "d'inspirer confiance".

Mais cela passe par la réalisation des promesses. Et de ce point de vue, elle a échoué, puisqu'elle n'est pas parvenue à maintenir l'inflation légèrement sous les 2% en moyenne lors de la décennie écoulée, souligne-t-il.

"Pour la BCE, l'ambition des dix ans à venir doit être de tenir" son objectif, estime M. Gerlach.

Un vrai défi, compte tenu d'une tendance inflationniste grandissante découlant de la flambée des prix des aliments et des matières premières dans le monde, contre laquelle elle ne peut rien.

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Dimanche 8 juin 2008

Google s'attaque frontalement à Yahoo Finance : le moteur de recherche diffuse désormais les cotations du Nasdaq, le marché américain des valeurs technologiques, gratuitement sur son propre site de finances. Sont également disponibles les indices du Nasdaq, du Dow Jones, de la Bourse de New York, ainsi que les cours de la Bourse de Shanghai et de Shenzhen (la version française ne propose que les indices).

Les sites CNBC et le Wall Street Journal ont également signé un accord similaire, concernant le Nasdaq. Selon Reuters, chacun versera environ 100 000 dollars par mois à la société qui gère ce marché pour diffuser ces cotations gratuitement.


Rattraper Yahoo et les autres portails financiers 

Jusqu'à présent, soit il fallait se contenter d'une information avec un décalage oscillant entre 10 et 15 minutes, comme sur Yahoo Finance, soit il fallait payer un abonnement pour accéder à ces cotations en temps réel. « Les cours seront mis à jour automatiquement, à chaque seconde, pour refléter les conditions réelles du marché », garantit Google, sur son blog officiel.

Pour le Nasdaq, il ne s'agit pour l'instant que d'un programme pilote, qui doit durer six mois. Le temps pour la société d'obtenir le feu vert de la Securities and Exchange Commission pour ce type d'accord. Mais pour Google, l'enjeu est de taille : rattraper Yahoo et les autres portails financiers, qui ont toujours une vraie longueur d'avance sur son service Google Finance.
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Dimanche 8 juin 2008
Les cours du pétrole brut ont enregistré, vendredi à New York, un bond de 10,75 dollars, la hausse la plus importante jamais vue en une seule séance, pour terminer à 138,54 dollars le baril.

Au cours de la séance et en un temps record, le baril de "light sweet crude" pour livraison en juillet a abattu successivement les barres de 137, 138 et 139 dollars, pour inscrire un nouveau record absolu à 139,12 dollars.
Avant vendredi, sa précédente marque de référence remontait au 22 mai, quand il avait atteint 135,09 dollars.
Sur le marché londonien, le mouvement a été similaire, avec le baril de Brent de la mer du Nord pour échéance en juillet inscrivant un record historique à 138,12 dollars. Il a également clôturé à un niveau record, à 137,69 dollars, marquant un bon de 10,15 dollars.
Lors des seules séances de jeudi et vendredi, les cours de l'or noir se sont envolés d'environ 16 dollars, le marché réagissant avec une nervosité extrême à une retombée du dollar, à plus de 1,57 dollar pour un euro.

Alors que les cours étaient retombés en milieu de semaine jusqu'à 122 dollars le baril, le marché a tiré un trait net et brutal sur ce modeste mouvement de correction pour reprendre son envolée des derniers mois.
Le déclencheur a été un nouvel accès de faiblesse du billet vert, après des commentaires jeudi, du président de la Banque centrale européenne (BCE). Jean-Claude Trichet avait alors évoqué une hausse à court terme des taux d'intérêts européens pour lutter contre l'inflation, ce qui a profité à l'euro et, a contrario, a pesé sur le dollar.

"Il semble que beaucoup d'investisseurs aient utilisé la baisse du dollar comme un prétexte pour retourner sur le marché, après quelques prises de bénéfices. Cette nouvelle envolée du pétrole confirme que les tendances à long terme sont toujours intactes", a estimé Andrey Kryuchenkov de la maison de courtage Sucden.
Le dollar a continué sa glissade vendredi et plusieurs éléments sont venus s'ajouter pour propulser la nervosité des investisseurs à son apogée.

Tout d'abord, les analystes de Morgan Stanley, dont l'avis est fortement écouté par le marché, ont affirmé que le prix de l'or noir atteindrait les 150 dollars d'ici le 4 juillet, fête nationale américaine et pic de la saison des déplacements estivaux en voiture, soit dans moins d'un mois. Un scénario qui apparaît désormais des plus probables.

De plus, un vice-Premier ministre israélien, Shaoul Mofaz, a affirmé envisager une attaque contre des installations nucléaires iraniennes considérant que les sanctions internationales contre l'Iran s'avéraient inopérantes.

"Les déclarations de Mofaz rappellent que le conflit autour du programme nucléaire de l'Iran n'est toujours pas résolu et même que les risques d'un conflit armé augmentent, ce qui va être une source croissante de volatilité pour le marché jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée", a considéré Antoine Halff, analyste de Newedge Group.

L'Iran est le quatrième producteur mondial de pétrole.
 

 
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Dimanche 20 avril 2008

Envoyé Spécial, France 2, le 17 avril 2008 : visionnage du reportage « Pour quelques barils de plus ».

Ce reportage nous emmène en Alberta, une province du Canada ou l’on trouve le second gisement mondial de pétrole après celui de l’Arabie Saoudite. Ce gisement n’a pas encore été exploité car le pétrole y est sous forme de sables bitumineux, soit du pétrole visqueux mêlé à du sable. Son exploitation n’est rentable qu’a la condition que le prix du baril soit élevé, ce qui est le cas en ce moment avec 117 dollars.

Une catastrophe écologique majeure :

Pour extraire le pétrole, il faut le chauffer et donc utiliser d’énormes quantités de gaz naturel. Les forêts sous lesquelles on trouve ces gisements sont rasées, mettant à nu des paysages proprement lunaires. Les importants réseaux hydrauliques de la région s’en trouveront gravement pollués à terme à cause des rejets dans les rivières qui se stockent dans les lacs.



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Mardi 15 avril 2008

Lors de l'assemblée semestrielle du FMI, Dominique Strauss-Kahn s'est inquiété de la hausse des prix alimentaires, qui pourrait avoir de terribles conséquences pour la planète.

 



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Jeudi 10 avril 2008
Après avoir refusé la proposition de rachat de Microsoft, Yahoo! tente de se rapprocher de partenaires potentiels dont Google et AOL.



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Mercredi 9 avril 2008
La publication du Compte-rendu du Comité de politique monétaire de la FED hier à 20 heures est marquée par l'annonce officielle par Ben Bernanke d'une récession aux Etats Unis pour le premier semestre 2008.





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Jeudi 3 avril 2008

Le prix de l'once d'or a quasiment triplé en 6 ans et a atteint la barre des 1000 dollars en mars 2008. Le climat économique incite les investisseurs à se tourner vers cette valeur-refuge.

 



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Mardi 1 avril 2008

L'inflation grimpe encore dans la zone euro. Elle s'établit à 3,5 % en mars sur un an, son plus haut niveau depuis la création, en 1999, de cet espace monétaire.



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