Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /Nov /2009 21:40
Les 28 entreprises innovantes introduites vendredi sur le nouveau ChiNext de Shenzhen ont vu leur valeur s'envoler de manière irrationnelle. Les courtiers prédisent de sévères corrections dans les prochains jours.   

Avant même le lancement, vendredi dernier, du ChiNext, le nouveau marché chinois inspiré du Nasdaq, Shang Fulin, le président de la Commission de la régulation boursière, avait appelé au calme les petits porteurs du pays. Surexcités par l'ouverture de cette nouvelle Bourse dédiée aux petites sociétés innovantes - souvent snobées par les banques d'Etat et contraintes d'aller se faire lister à l'étranger -, ils s'étaient rassemblés sur la place de Shenzhen. Ce marché " fait face à de forts risques de spéculation, d'échanges irrationnels et de manipulation ",avait mis en garde le responsable. En vain.

" Spéculation galopante "

Vendredi, au soir de la première journée de cotation du Chinext, la capitalisation de l'ensemble des 28 premières entreprises introduites sur la place avait plus que doublé, pour passer de 68,6 milliards de yuans (6,8 milliard d'euros) dans la matinée à 140 milliards de yuans (13,9 milliards d'euros) en fin d'après-midi.

Obligés d'intervenir à plusieurs reprises pour calmer l'appétit des investisseurs qui, envoûtés par la reprise de la croissance domestique, se précipitent souvent aveuglément sur les introductions, les régulateurs de la place ont ordonné, conformément aux règles du nouveau marché, des dizaines de suspension de cotation. Certains titres ont ainsi vu leurs échanges gelés à trois reprises, mais ont tout de même réussi à doubler, voire tripler leur valeur. Le fabricant de décodeurs et d'équipements télé, Chengdu Geeya Technology, a fini la journée en hausse de 210 %, quand les studios de cinéma Huayi Brothers Media, connus en Chine pour avoir réuni dans un même film Jacky Chan et Jet Li, ont terminé, eux, en progression de 148 %. Présentée comme le titre le moins performant de la journée, l'action de Nanfang Ventilator ne s'est envolée que de 75,8 %. " Presque toutes les entreprises ont vu leurs cours atteindre des valorisations excessives, reflet d'une spéculation galopante ", a regretté vendredi soir, Zheng Weigang, le directeur des investissements chez Shanghai Securities.

Selon les calculs des analystes de Reuters, la moyenne des ratios de cours rapportés aux bénéfices (PER) pour les 28 sociétés introduites sur le ChiNext dépasse désormais 75 et pulvérise le ratio mesuré sur la place de Shanghai, elle-même déjà considérée comme " chère ". " ChiNext va avoir des débuts difficiles et il y a un danger de baisse des valeurs ", a pointé Neil Katkov, l'un des consultants de la firme Celent. Comme lui, la plupart des courtiers du pays prédisent de sévères corrections dans la semaine sur le nouveau Nasdaq chinois, qui pourrait pourtant accueillir 100 sociétés supplémentaires dans les prochains mois.


source : Les Echos.
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Dimanche 6 septembre 2009 7 06 /09 /Sep /2009 13:31
Voici un texte qui circule sur le net sur le thème de la crise ... une crise qui touche tout le monde ...De jolies boutades toutes simples ... pour nombre de métiers !

- Les boulangers ont des problèmes croissants,
- Chez Renault la direction fait marche arrière, les salariés débrayent,
- A EDF les syndicats sont sous tension,
- Les bouchers veulent défendre leur bifteck,
- Les éleveurs de volaille sont les dindons de la farce : ils en ont assez de se faire plumer,
- Pour les couvreurs c'est la tuile,
- Les faïenciers en ont ras le bol,
- Les éleveurs de chiens sont aux abois,
- Les brasseurs sont sous pression,
- Les cheminots menacent d'occuper les loco : ils veulent conserver leur train de vie,
- Les veilleurs de nuit en ont assez de vivre au jour le jour,
- Les pédicures doivent travailler d'arrache-pied,
- Les ambulanciers ruent dans les brancards,
- Les pêcheurs haussent le ton,
- Sans oublier les imprimeurs qui sont déprimés et les cafetiers qui trinquent,
- Les carillonneurs qui ont le bourdon,
- Les électriciens en résistance,
- Les dessinateurs qui font grise mine …
- Et le menuisier a le moral au plancher et va devoir déposer plinthe au parquet !
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Samedi 20 décembre 2008 6 20 /12 /Déc /2008 21:43


Par tradebourse - Publié dans : Actu des marchés
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Dimanche 14 décembre 2008 7 14 /12 /Déc /2008 20:33

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Dimanche 14 décembre 2008 7 14 /12 /Déc /2008 20:19
Deux mois après avoir pâti des effets de la faillite de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers, les gestionnaires de fortunes en Europe se remettent à trembler face à la fraude gigantesque du gérant de fonds new-yorkais Bernard Madoff.

Selon de premiers décomptes non officiels, les "banques privées", européennes spécialistes en gestion de fortunes et les investisseurs spécialisés dans les placements à risque de type "hedge funds" seraient exposés à hauteur de plusieurs milliards de dollars.

La société d'investissements de ce célèbre courtier de Wall Street, qui a avoué une fraude "pyramidale" de 50 milliards de dollars, attirait "l'aristocratie financière mondiale", soulignait dimanche le journal espagnol El Pais.

Parmi les clients de la Bernard L. Madoff Investment Securities LLC, on trouve les grandes banques internationales, les plus discrètes "banques privées" et les confidentiels "family offices", sociétés chargées de gérer le patrimoine d'une seule riche famille.

 Les banquiers suisses, traditionnels spécialistes de la gestion de fortune, pourraient perdre jusqu'à cinq milliards de dollars, selon le journal helvétique Le Temps. Ainsi, l'Union bancaire privée, numéro un mondial des hedge funds, "risquerait de perdre au moins un milliard".

Un pays de moindre tradition financière comme l'Espagne pourrait être tout aussi durement touché, et la Banque d'Espagne a rapidement décidé d'ouvrir une enquête pour déterminer le degré d'implication des établissements espagnols, affirmait dimanche le quotidien El Mundo.

Pour l'heure, aucune déclaration ou communication officielle n'a été faite sur la place financière de Madrid, mis à part celle du numéro deux bancaire BBVA pour indiquer qu'il n'avait commercialisé aucun "produit Madoff".

D'après plusieurs journaux, Optimal, un fonds de Santander, aurait commercialisé pour plus de 3 milliards de dollars de "fonds Madoff". Santander, numéro un espagnol de la finance et l'une des toutes premières banques européennes, s'est abstenue de tout commentaire.

Un autre établissement espagnol, le gérant de fortunes M&B Capital Advisor, dirigé par le fils d'Emilio Botin, président de Santander, serait exposé pour plusieurs centaines de millions de dollars.

Les autorités espagnoles semble prendre très au sérieux ce scandale, selon EL Mundo. La Banque d'Espagne s'est mise au travail dès vendredi pour évaluer l'impact de la fraude, et son vice-gouverneur José Viñals est chargé de coordonner les travaux, ajoutait le journal.

Si les chiffres sont confirmés, cette fraude aurait en Espagne un impact supérieur à la faillite de la grande banque d'affaires américaine Lehman Brothers, pour laquelle les investisseurs espagnols étaient exposés à hauteur de 1,3 à 2,6 milliards d'euros.

"La portée de l'épisode Madoff ne sera pas mineure", pronostique El Pais. "Alors qu'on avait à peine commencé à digérer les conséquences de la plus grande crise" financière de l'histoire, "l'insuffisance du contrôle" sur le marché financier américain "sème à nouveau l'inquiétude".

En Italie, l'autorité boursière nationale, la Consob, a lancé une enquête auprès des banques et des investisseurs pour évaluer l'impact éventuel du scandale sur le système financier italien, a annoncé dimanche l'agence de presse Ansa.

BNP-Paribas, interrogé à Paris sur d'éventuelles conséquences du scandale sur le groupe, n'a pas souhaité faire de commentaire.

A Londres, une personnalité de la City, Nicola Horlick, présidente de la société de gestion Bramdean Alternatives, cliente de Bernard Madoff, a dénoncé la "défaillance systémique" des autorités de régulation américaines.

"Il est étonnant que cette fraude manifeste ait perduré (...) probablement depuis des décennies (...). Les accusations semblent mettre en évidence une défaillance systémique du dispositif de régulation et des marchés financiers aux Etats-Unis", a-t-elle déclaré.
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Vendredi 7 novembre 2008 5 07 /11 /Nov /2008 20:44
Un « hedge fund » est une société de gestion de capitaux qui propose des placements à ses clients. Leur particularité réside dans le rendement de ces placements, déconnectés de la tendance des marchés classiques (actions/obligations/matières premières ou devises). En s’appuyant sur des stratégies dites alternatives, un « hedge fund » peut proposer soit d’investir sur des actifs eux-mêmes déconnectés de la conjoncture (vin, œuvres d’art, forêt, etc), soit de construire un portefeuille d’actifs dont l’exposition au marché sera faible –les baisses d’un type d’actif étant compensé par l’augmentation d’un autre-, « hedge » signifiant d’ailleurs en anglais « couvrir ». Leur rendement provient de l’utilisation de techniques particulières: la vente à terme, l’effet de levier, ou le recours aux produits dérivés. La majorité des « hedge funds » sont indépendants, certains appartiennent à de grandes banques ou en sont partenaires mais traditionnellement il s’agit de gestionnaires indépendants ayant fait fortune dans la gestion d’actifs et qui montent leur propre « hedge fund ». En 2007, il y avait environ 7000 hedge funds dans le monde, pour un chiffre d’affaire de 1700 milliards de dollars américains. Du fait de la crise, un tiers d’entre eux disparaitrait fin 2008.
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Dimanche 2 novembre 2008 7 02 /11 /Nov /2008 16:43

Une vieille image qui refait surface à l'occasion de la crise financière :


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Dimanche 26 octobre 2008 7 26 /10 /Oct /2008 13:52


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Dimanche 5 octobre 2008 7 05 /10 /Oct /2008 17:59
Interrogé par Challenges.fr, l'essayiste explique, en gros, que, malgré les « soubresauts » actuels, la situation n'est pas aussi mauvaise que si elle était pire ! (Voir la vidéo.)

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Dimanche 5 octobre 2008 7 05 /10 /Oct /2008 17:18

Dans la tourmente financière actuelle, nombreux sont les particuliers qui s’interrogent sur le sort de leurs dépôts et de leurs titres. Ils entendent dire que les dépôts sont garantis à hauteur de 70.000 € mais qu’est-ce que ça signifie exactement ? et craignent pour leurs actions et leur assurance vie…

La garantie des dépôts

Elle résulte d’une loi de 1999 et s’exerce au travers du Fonds de garantie des dépôts.

La règle, c’est 70.000 € par déposant et par établissement. Qu’avec votre conjoint (ou partenaire de PACS…), vous ayez des comptes joints ou séparés, vous serez considérés comme des déposants distincts. Cette garantie est globale et couvre tous les types de dépôts (comptes courants, comptes à terme, comptes épargne logement…). Elle s’applique à tous les établissements bancaires agréés par le CECEI, qu’il s’agisse de banques françaises ou de filiales françaises de banques étrangères.

Exemple : Vous avez un PEL, votre conjoint également et vous en avez ouvert un au nom de chacun de vos deux enfants mineurs (50 000 € chacun, soit 200 000 € au total) + un LDD et votre conjoint également (5 000 € chacun) + un compte courant joint (5 000 € car vous venez d’être payé). Vous avez donc 215 000 € que vous récupéreriez intégralement si ce mécanisme devait jouer.


Quelle procédure ?
Cette garantie n’intervient qu’en cas de faillite de la banque et désignation par la Commission Bancaire d’un administrateur provisoire. Le déposant n’a aucune démarche à accomplir, c’est le Fonds de Garantie qui, saisi par la Commission Bancaire, procèderait à un audit des comptes. Sous une quinzaine de jours, il adresserait un courrier à chaque déposant, récapitulant les avoirs détenus et virerait le montant correspondant (dans les limites mentionnées plus haut) sur le compte d’une autre banque désigné par l’intéressé.


Bon à savoir
En 9 ans d’existence, cette garantie n’a encore jamais eu à jouer. Le Fonds de Garantie est intervenu une fois à titre préventif en accompagnant le rachat d’un établissement au bord du dépôt de bilan et sans que les déposants en aient rien su (sauf a posteriori quand ils ont été avisés du changement de nom de leur banque). Dans un cas de crise grave, voire systémique, où de gros établissements seraient concernés par une faillite ou une menace de faillite, cette protection ne pourrait intervenir qu’en appui de celle de l’Etat. Jugeons plutôt des volumes en cause : face à des dépôts d’environ 1650 milliards d’euros, le Fonds de Garantie des Dépôts dispose d’1,8 milliard d’euros au total, auxquels on peut tout de même ajouter une capacité à appeler des cotisations exceptionnelles de ses adhérents et une possibilité d’emprunter.

Le fonds serait donc un instrument parmi d’autres de la solution de la crise s’il devait y en avoir une.


Quand déclare-t-on une banque en faillite ?
Quand elle ne peut plus faire face à ses engagements. C’est rarissime. Si on dit que les banques européennes et notamment françaises sont plus solides aujourd’hui que les institutions américaines, c’est qu’elles sont la plupart du temps banque d’investissement et banque de détail. De ce fait, elles subissent moins les effets de la crise de liquidité sur le marché interbancaire (leurs dépôts leur assurent une certaine autonomie). On comprend bien, dès lors, qu’en cherchant à retirer leurs fonds, les déposants aggraveraient les problèmes de liquidité de leur banque et pourraient précipiter les défaillances qu’ils redoutent.

S’agissant de banques de détail, leur dépôt de bilan paraît difficile à imaginer. Rappelons que Nicolas Sarkozy a indiqué publiquement à Toulon la semaine dernière qu’il ne laisserait pas un déposant perdre un centime…. Ce qui signifie que pour éviter le risque de crise systémique, les banques en difficulté pourraient être soit nationalisées, soit adossées à d’autres. Et dans ce cas, pas de conséquence immédiate et directe sur les dépôts.

La garantie des titres

Il existe aussi une garantie des titres, elle aussi plafonnée à 70 000 € par détenteur de compte titres. Mais une telle garantie a, encore moins que celle des dépôts, de raison de jouer. Pourquoi ? Parce que si le déposant est créancier de la banque, le titulaire d’un compte titres est propriétaire de ses titres ; la banque en est simplement dépositaire. Par conséquent, si vous avez, vous et votre conjoint, des actions sur un PEA, jusqu’au plafond autorisé, il n’y a aucune raison que vous ne récupériez pas l’ensemble de vos avoirs, même au-delà du plafond de 70 000 €. La seule question qui se pose est celle de la valorisation de vos titres. Car vos actions peuvent, indépendamment de la santé de votre banque, perdre de la valeur. Mais c’est un sujet distinct, même si la crise actuelle montre les liens entre difficultés du secteur bancaire et baisse générale de la bourse.

Le plafond de 70 000 € ne joue que si vous avez explicitement et par écrit autorisé votre banque à utiliser vos titres lorsqu’ils sont déposés dans ses livres. Alors, il y a un risque que ces titres aient été donnés en garantie quelque part ou prêtés à des personnes qui ne les rendent pas, mais ce cas est très exceptionnel et concerne à vrai dire très peu les particuliers.

Qu’en est-il des titres que vous détenez au travers d’OPCVM ? Le même raisonnement s’applique : l’OPCVM est distinct de l’établissement bancaire qui le commercialise. Il possède des titres, et le particulier possède des parts ou des actions de cet OPCVM. S’il veut récupérer son investissement, le particulier procèdera au rachat de ses parts. Se posera alors la question de la valeur liquidative car, en imaginant qu’un mouvement de panique pousse de très nombreux épargnants à racheter leurs parts (c’est-à-dire vendre) en même temps, la société de gestion serait obligée de vendre les actifs composant le fonds et les vendrait donc dans de mauvaises conditions.

Qu’en est-il de l’assurance vie ?

La situation est différente, car c’est la compagnie d’assurance qui possède les parts d’OPCVM qui composent les fonds en unités de comptes, ou les obligations qui composent les fonds en euros. En imaginant qu’une compagnie d’assurances fasse faillite, c’est donc la garantie du Fonds de Garantie des assurances de personnes (distinct du Fonds de garantie des dépôts et des titres) qui indemniserait les épargnants à hauteur de 70 000 € par épargnant, et 70000€ par entreprise et 90 000 € pour les rentes de prévoyance. Avant d’en arriver à cette solution, l’Autorité de Contrôle des Assurances et des Mutuelles tenterait de trouver un repreneur pour les portefeuilles de la compagnie d’assurances en difficulté.


Mais encore une fois, ces mécanismes sont très largement théoriques. A ce jour, aucun Etat n’envisage de « laisser tomber » les déposants et les épargnants. En amont même de ces mécanismes de garantie, l’Etat et les Banques centrales viennent à la rescousse des établissements en difficulté.


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